Exclusivement sylvicole, il habite de vieilles forêts présentant des caractéristiques proches des forêts naturelles :

Vivant naturellement à de faibles densités de population, une étendue de plusieurs milliers d’hectares boisés est nécessaire à l’établissement de la structure sociale et aux échanges génétiques entre sous-populations.

Des forêts claires (recouvrement de la futaie inférieur à 70%) qui permettent à la lumière d’arriver au sol et de favoriser le développement de la strate herbacée, en particulier de la myrtille, élément clé de la survie de l’espèce. Cette ouverture des peuplements lui permet de se défendre contre les prédateurs en voyant le danger avant d’être vu.

La présence de résineux est nécessaire car le pin ou le sapin sont l’unique nourriture hivernale des grands tétras.

Un mélange d’arbres de différentes tailles et de différentes essences permet des déplacements discrets en vol ou à pied, un "brancher" facile, indispensable pour éviter les prédateurs.

Un sous étage arbustif ne dépassant pas 40 % de recouvrement au sol, réparti par taches et laissant de nombreuses zones clairièrées, permet un camouflage aisé des nichées.

Des forêts calmes, peu dérangées par les activités humaines, où les oiseaux peuvent hiverner et élever leurs jeunes.